Burundi et RDC : croisade contre la circulation illégale des armes aux frontières communes

vendredi 20 février 2015,par Jean Bosco Nzosaba

Burundi et RDC : croisade contre la circulation illégale des armes aux frontières communes

Le gouvernement du Burundi et celui de la République démocratique du Congo sont résolument engagés à combattre le trafic illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC) qui circulent dans la zone frontalière. Selon le président de la CNAP (Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre), le commissaire principal de police, M. Maurice Mbonimpa, aujourd’hui chef de cabinet au service national de renseignement, les causes majeures de la prolifération des ALPC au Burundi sont liées à la situation politique et géographique du pays.

En effet, explique le président de la CNAP, le pays déplore la persistance de la criminalité liée aux problèmes sociaux auxquels le pays fait face qui sont caractérisés notamment par les conflits fonciers et les conflits domestiques.

M. Mbonimpa indique que « la porosité des frontières est l’un des facteurs qui favorise cette circulation illégale des armes entre nos deux pays ». De plus, ajoute la même source, le manque de financements pour la mise en œuvre des activités de lutte contre cette prolifération est un autre défi à relever.

Un expert de l’ONG internationale AOAV (Action sur la violence armée) qui a fait une étude sur la criminalité liée aux ALPC à la frontière, indique que cela est dû, entre autres, au manque de système sophistiqué de détection de ces armes, au phénomène de la corruption et à la faible rémunération des agents des services de sécurité.

A titre d’exemple, ces agents qui travaillent sur les frontières laissent passer les passagers sans contrôler leurs bagages en échange d’un billet de 100 dollars américains. Ce consultant trouve que des séances de sensibilisation, pour éveiller la conscience de ces agents, s’avère nécessaire.

Il propose également de doter des services de sécurité des moyens de communication comme des radars et scanners pour pouvoir détecter ces armes. Par ailleurs, il faudra rehausser le salaire des officiers affectés à ce service en vue de les mettre à l’abri de tentations d’actes de corruption éventuelle, précise la même source.

 

 

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