La Médecine traditionnelle sous les feux de la rampe au Burundi

mercredi 4 septembre 2019,par Jean Bosco Nzosaba

La Médecine traditionnelle sous les feux de la rampe au Burundi

Le ministre de la santé Thaddée Ndikumana a récemment affirmé que la médecine traditionnelle va bientôt être valorisée. Il ne manquait que les appareils pour y arriver, a-t-il souligné. « Le processus d’importation d’un appareil qui va réguler le dosage de la prise d’un médicament traditionnel a déjà commencé », a-t-il indiqué.

Lors d’une séance de questions orales, les députés ont voulu savoir si réellement il existe des médicaments traditionnelles pouvant traiter certaines maladies chroniques comme le diabète, le cancer ou autres. Dr Thaddée Ndikumana a répondu par l’affirmatif. « Je suis convaincu que les médicaments importés sont fabriqués à partir des plantes naturelles sauf qu’on y ajoute des produit synthétiques. Donc, celui ou celle qui ose dire que nos plantes ne servent à rien, il serait loin de la réalité parce que même avant l’arrivée des colonisateurs, nos ancêtres se faisaient soigner ». Se référant aux expériences des autres pays africains qui pratiquent la médecine traditionnelle, Dr Ndikumana est revenu sur le cas du Benin. « Au Benin, il y a un laboratoire qui examine tous les médicaments traditionnels. Nous avons aussi mis en place un tel laboratoire à l’Institut National de la Sante Publique. Mais il nous reste encore un appareil qui servira à identifier le principe actif se trouvant dans le médicament traditionnel afin d’éviter le surdosage ou la faible dose dans la prise de ce médicament ».

Les députés ont soulevé des inquiétudes relatives aux statuts des tradipraticiens. « Ils ne sont pas reconnus par la loi. La plupart d’entre eux travaillent dans la clandestinité », ont-ils dit. Le ministre de la santé publique a fait savoir qu’ils vont aider les tradipraticiens à ouvrir des pharmacies des médicaments traditionnels. Thaddée Ndikumana signale que son ministère va bientôt mettre en place le département de la médecine traditionnelle et celui de l’alimentation naturelle.

Source : Isanganiro

 

 

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