Cap sur la relance de la filière café 2015-2021

mercredi 25 mars 2015,par Jean Bosco Nzosaba

Cap sur la relance de la filière café 2015-2021

Le directeur général de l’Agence de régulation de la filière café (ARFIC), M. Denis Karera a lancé officiellement mardi à Bujumbura, la stratégie nationale de relance de la filière café du Burundi pour la période allant de 2015 à 2021 dont le coût est estimé à 81,2 millions de dollars américains (USD). Il a précisé dans son mot de circonstance que la vision de cette stratégie est que cette filière soit professionnalisée, durable et rémunératrice pour l’ensemble des acteurs.

Pour M. Karera, l’objectif poursuivi est d’atteindre 30.000 tonnes de café vert produit en année à l’horizon 2021 (soit le double de la production actuelle) et de parvenir à 75% de café produit "fully washed" (soit une augmentation importante du café de plus haute qualité).

Pour sa part, le directeur technique d’ARFIC, M. Marius Bucumi a déploré le fait que la production du café soit encore une activité de petits exploitants sur une zone de production de 70.000 hectares, même si le pays est couvert de 122 millions de caféiers. En outre, a-t-il poursuivi, la production moyenne des cerises de café par arbre est d’environ un kilogramme et reste en dessous des rendements de 3 à 5 kilogrammes observés dans d’autres zones de caféiculture en Asie et en Amérique centrale. La production moyenne d’environ 15.000 tonnes de café vert connaît une tendance à la baisse au cours des dernières années, à cause d’une réduction notable de la productivité du verger.

D’après M. Bucumi, la mise en œuvre de cette stratégie de développement du secteur du café permettra de doubler la production caféière et verra ainsi une augmentation des recettes provenant de cette filière. Malgré son déclin continuel de productivité, le café représente le principal produit d’exportation au Burundi, générant jusqu’à 80% des recettes en devises du pays et oscillant dans la fourchette de 40 à 50 millions USD par an au cours des trois dernières décennies, a-t-il fait remarquer. Pourtant, cette filière est la principale source de revenus monétaires pour plus de 600.000 ménages soutenant ainsi les moyens de substance de quelques 3,6 millions de personnes (1/3 de la population), a-t-il fait savoir, en rappelant que les vingt dernières années ont connu une chute de la production du café vert au Burundi, avec des cycles accusant des amplitudes de plus en plus prononcées.

 

 

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