Situation sociopolitique à la veille des élections libres et apaisées

jeudi 9 avril 2015,par Jean Bosco Nzosaba

Situation sociopolitique à la veille des élections libres et apaisées

L’évaluation de la situation sociopolitique au Burundi, à un mois des élections, pour contribuer à l’assainissement de l’environnement politique en vue d’une bonne préparation des élections libres, transparentes et apaisées, est l’objet d’un atelier de deux jours organisé depuis mercredi le 8 avril par « Initiatives et changement-Burundi Tugendere Ubuntu ».

Cette activité regroupe les représentants du parlement, des partis politiques et des jeunes affiliés aux partis politiques, des forces de l’ordre, de la société civile et des médias. Ils vont faire une réflexion profonde sur les problèmes liés aux élections et les solutions à y apporter, et identifier les personnes qui peuvent les intégrer. Le souhait est que les différents partenaires aux élections se conviennent sur des changements à adopter pour que les élections à venir soient une fête et non un moment de confrontation. A partir des recommandations, il est prévu l’élaboration d’une charte à distribuer dans toutes les communes du pays pour plus de sérénité.

Un exposé sur cette thématique qui fait l’objet de débats a été réalisé sur base d’une enquête menée auprès de la population a été présenté par le professeur chercheur Christophe Sebudandi. Pour lui, le facteur qui déstabilise le processus électoral est que tout le débat soit focalisé sur le 3ème mandat du président de la République. Alors qu’il fallait expliquer le programme, les partis politiques de l’opposition devraient poser des questions sur le bilan des réalisations. Parlant de l’organisation des élections, en l’absence de torches ultraviolettes, il a dit qu’il faut au moins que le fichier électoral soit rassurant, qu’il n’y ait pas de multiple enrôlement et que l’encre indélébile le soit réellement.

A propos du 3ème mandat, le commissaire général chargé de l’idéologie et de la mobilisation politique du recrutement au sein du parti Conseil national pour la défense de la démocratie-Force de défense de la démocratie (CNDD-FDD), M. Christian Nkurunziza a souligné que ce débat n’a pas raison d’être du moment que, a-t-il dit, le mandat présidentiel est prévu par la Constitution et qu’il y a la Cour constitutionnelle qui doit statuer sur le cas et, qu’en plus, le parti au pouvoir n’a pas encore organisé le congrès pour déterminer le candidat.

Le secrétaire général du mouvement des jeunes solidaires du parti Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD) a quant à lui déclaré que ce parti va veiller à ce que la Constitution et l’Accord d’Arusha ne soient pas piétinés par qui que ce soit.

 

 

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