Le financement extérieur représenterait 80% des besoins

mercredi 13 mai 2015,par Jean Bosco Nzosaba

Le financement extérieur représenterait 80% des besoins La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Burundi a estimé mardi que le manque à gagner de la suspension du financement extérieur du processus électoral en cours s’élèverait à 80% du total des besoins.

La CENI a fait cette annonce après que certains partenaires techniques et financiers du Burundi, comme le Royaume de Belgique, celui des Pays-Bas et la Suisse, aient pris lundi la décision de suspendre provisoirement leurs soutiens au processus électoral en cours au Burundi à quelques deux mois des premiers scrutins, ceux des communales et des législatives qui se tiendront le même jour en date du 26 mai prochain. "Si nous tenons compte des promesses, ça (les besoins, ndlr) représentait plus de 80%, mais ce ne sont que des estimations. Les institutions du pays sont au courant et je pense qu’elles vont prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que le processus électoral puisse continuer. Au cas où il n’y aurait pas de palliatif à ce manque à gagner, le processus électoral pourrait en souffrir", a déclaré Prosper Ntahorwamiye, porte-parole de la CENI.

Les Pays de la Loire avaient également décidé de geler leur soutien à ce processus électoral.

Les raisons de ce gel et de cette suspension de soutiens sont en rapport avec les conditions d’une élection libre, démocratique, apaisée, transparente et inclusive, conditions que ces bailleurs trouvent qu’elles ne sont pas réunies pour donner leurs soutiens.

Elles sont empirées par les manifestations en cours depuis le 26 avril dernier contre le troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza, manifestations au cours desquelles la police arrive à tirer sur les citoyens..

Ces manifestations ont déjà emporté officiellement 17 vies humaines et 90 blessés sans parler des milliers de personnes qui ont fui vers les pays voisins et des dégâts matériels.

Les écoles et les campus universitaires de Bujumbura la capitale sont fermés et les grandes activités économiques fonctionnent au ralenti. Les yeux des Burundais sont braqués sur la Tanzanie où il se tient ce mercredi 13 mai 2015 un Sommet extraordinaire des Chefs d’ Etat des pays de la Communauté Est Africaine sur la crise que traverse le Burundi.

 

 

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