Evaluation de l’état des lieux de la participation des femmes dans les postes et instances de décision à la veille des élections (2025/2027) au BURUNDI.

mardi 17 décembre 2024,par Jean-Bosco Nzosaba

La participation des femmes dans les postes et instances de décision a connu un pas décisif avec l’instauration par la Constitution de 2005 du quota d’au moins 30% de femmes au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) et au Gouvernement, lequel quota a été étendue au niveau communal par le Code électoral de 2009.

La représentation des femmes n’a jamais été en deçà de 30% dans ces secteurs, sauf au niveau du Gouvernement après les élections de 2015. Le secteur de la Justice a lui aussi été ciblé par la clause du quota par la Constitution de 2018, et il est déjà intégré dans certaines de ses entités.

Cela est important, car ainsi il est assuré une représentation des femmes à hauteur d’au moins 30% au niveau de chacun des trois pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. La situation est toute autre au niveau collinaire (chefs de collines et conseils collinaires et des notables), et les postes politiques et techniques non électifs non ciblés par la clause du quota, et qui enregistrent une représentation des femmes très faible, parfois de l’ordre des unités. Certains postes ou instances affichent une représentation des femmes nulle. L’Observatoire de l’Action Gouvernementale (OAG) a initié cette évaluation en vue de contribuer au plaidoyer en faveur du changement de la situation.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)