Cap sur la page burundaise du pré-rapport « Doing business » 2013

lundi 4 juin 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Cap sur la page burundaise du pré-rapport « Doing business » 2013

Le deuxième vice-président de la République, M. Gervais Rufyikiri a réuni, le 29 mai 2012, les opérateurs économiques pour analyser le rapport sur les grandes réformes initiées dans différents secteurs dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. C’est l’Agence de promotion des investissements (API) qui a conçu et présenté ce pré-rapport.

Après amendement, ce rapport sera transmis à la Banque mondiale. Les réformes en question concernent la réduction des procédures, des délais et des coûts. Elles touchent la création des entreprises, l’octroi du permis de construire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier et la résolution de l’insolvabilité. Selon le deuxième vice-président de la République, ces réformes sont en train d’être appliquées. Elles visent l’amélioration de l’environnement des investissements dans le cadre de la bonne gouvernance.

Pour M. Rufyikiri, le souhait est que le Burundi soit favorable aux investisseurs. L’amélioration du climat des affaires n’est pas possible sans l’augmentation des capitaux, a-t-il souligné en disant qu’il faut renforcer la visibilité des réformes initiées. L’objectif global du Doing business est donc d’accroître l’économie pour ainsi arriver à la création d’emploi. En outre, si le Burundi se classe parmi les meilleurs pays qui se portent bien au niveau du climat des affaires, c’est un indicateur qui rassure les investisseurs quant à leur protection. C’est ce qu’a noté le chef de service Réforme et développement du capital humain au sein de l’API, M. Adolphe Birehanisenge. Il a souligné que ce qui est nouveau et très important dans la création d’entreprise est le guichet unique qui permet aux investisseurs de recevoir le numéro d’identification fiscal (NIF) et le registre de commerce en une journée en payant seulement 44.900 FBu.

L’investisseur ne doit plus passer à la fois à l’API, au tribunal du Commerce et à l’Office burundais des recettes (OBR). Pour ce qui est de l’attestation de non redevabilité nécessaire dans la création d’entreprise, elle est obtenue gratuitement et a une validité de trois mois. Concernant la réduction des coûts dans le commerce transfrontalier, il s’agit des coûts pour Bujumbura-Dar es-Salaam. S’agissant des transferts des propriétés, le montant de 250.000 FBu qui était exigé pour faire signer un contrat de vente entre les parties a été supprimé. Le délai pour faire cette opération est passé de 94 jours à 10 jours. Concernant le raccordement à l’électricité, des discussions vont être menées pour des réformes des années ultérieures. Les participants ont insisté pour qu’il y ait libéralisation de la vente des équipements de raccordement à l’électricité. Notons que les unes de ces réformes ont été initiées depuis 2011.

 

 

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