Vulgarisation de la loi des finances 2014

vendredi 14 mars 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le ministère des finances et de la planification du développement économique en collaboration avec l’Institut de développement économique du Burundi (IDEC) et le Fond national d’investissement communal (FONIC) a organisé jeudi à Kayanza (nord), un atelier provincial de dissémination de la loi des finances 2014 aux administrateurs et comptables communaux, aux conseils communaux et les représentants de la société civile sous le thème « amakori ntanga ajahe ?(où vont-ils mes impôts et taxes ?) ». M. Vianney Ndikumana, conseiller principal du gouverneur de Kayanza a indiqué que ces travaux s’inscrivent dans un processus global de dissémination de la loi des finances 2014, ce qui montre un progrès non négligeable dans la préparation, l’exécution et la gestion du budget national. Il a remercié les organisateurs de cet atelier dont le ministère des finances, l’IDEC et le FONIC. Le représentant du ministère des finances M. Nolasque Ndikumana, a indiqué que le gouvernement du Burundi s’est engagé à travailler dans la transparence, en privilégiant la communication mais également l’éducation du peuple burundais en vue de l’amener à s’approprier tout le processus conduisant à la confection du budget national du pays. Le souhait du gouvernement est qu’à l’issue de cet atelier, les invités aient des connaissances qui leur permettront de mieux suivre l’allocation de leurs impôts et taxes en dépenses de fonctionnement et d’investissement en tenant compte de leurs priorités, a-t-il signalé. Il a exhorté les participants à faire des suggestions sur ce qu’ils ont constaté sur le terrain de façon qu’il n’y ait aucune zone d’ombre au sortir de l’atelier et cela permettra d’améliorer la répartition équitable des ressources de l’Etat lors de l’élaboration des prochaines lois de finances. Les participants ont salué cette dissémination de la loi des finances 2014 et ont recommandé la disponibilité des fonds au FONIC afin que les projets proposés ne soient pas en retard. A Makamba (sud), le coordonnateur adjoint de la cellule d’appui du suivi des réformes et du cadre de partenariat entre le gouvernement et les bailleurs de fonds, M. Christian Kwizera a, au nom du ministre des finances empêché, indiqué que le gouvernement s’est engagé à travailler dans la transparence pour que les contribuables puissent être au courant de l’affectation des impôts prélevés chaque année par l’Etat. L’objectif de cet atelier est de faire comprendre aux participants et à travers eux, la population entière, comment l’Etat s’efforce d’améliorer les conditions de vie grâce aux impôts versés. M. Kwizera a fait savoir que l’augmentation des impôts multiplie la capacité du gouvernement à pouvoir financer bon nombre de projets. Il a appelé la population à suivre de plus près l’utilisation du budget. Il a, en outre, rappelé que le gouvernement a initié une série de mesures visant une meilleure gestion des deniers publics par le renforcement de la transparence, le contrôle, la maîtrise des dépenses courantes et une meilleure gestion des marchés publics. M. Kwizera a signalé que dans la mission de collecte des impôts et taxes par l’Etat, les contribuables sont invités à les payer. Le résultat est que ces impôts vont leur revenir sous forme de projets susceptibles d’aboutir à un épanouissement socio-économique. Les participants ont eu l’occasion de poser des questions variées sur le budget de l’Etat pour l’année en cours.

 

 

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