Réflexion sur la mise en œuvre du plan stratégique de sécurité alimentaire et de nutrition

jeudi 3 juillet 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le deuxième vice-président de la République du Burundi, M. Gervais Rufyikiri a ouvert jeudi matin à Bujumbura, les travaux d’une journée de réflexion sur la mise en œuvre du plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et de nutrition. Dans son allocution de circonstance, M. Rufyikiri a indiqué que les études réalisées par les agences onusiennes intervenant dans le domaine de la nutrition, en collaboration avec le gouvernement burundais, montrent réellement l’état des lieux sur la nutrition au Burundi. Ainsi, a-t-il précisé, le taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans est de 58% sur un seuil de 40%, le retard de croissance est de 57,7% sur un seuil de 20%, l’insuffisance pondérale est de 28,8% sur un seuil de 10%, la consommation moyenne par personne est de 1.600 kcal par jour sur un seuil de 2.100 kcal, l’indice global de la faim est de 38,8%, la prévalence de l’anémie chez les femmes en âge de procréer est de 19% alors que seulement 19% d’enfants de 6 à 23 mois, reçoivent une alimentation équilibrée. En dépit des efforts déployés par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires, a-t-il commenté, ces chiffres montrent que le pays reste très affecté par le caractère chronique de l’insécurité alimentaire et de la nutrition. Cette situation, a-t-il expliqué, est tributaire des facteurs multisectoriels. Il a cité la faible production et la non diversification alimentaire, les mauvaises pratiques et habitudes alimentaires, le faible accès et la couverture des services sociaux de base, la forte démographie ainsi que les services d’assainissement de base qui rendent les personnes plus vulnérables aux infections et à la malnutrition. Pour remédier à cette situation, a dit le vice-président burundais, le gouvernement s’est engagé à faire de la réduction du retard de croissance une de ses priorités. L’engagement du gouvernement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la nutrition, a-t-il ajouté, est matérialisé par la synergie de tous les secteurs dont les actions influencent directement ou indirectement l’état nutritionnel de la population. Il s’agit notamment de l’agriculture et l’élevage, la santé, l’éducation et l’environnement, a-t-il souligné.

 

 

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